Back To The Hybrid - Part II : GM XP-883

Autant l’on (re)découvre l’histoire du véhicule électrique depuis la moitié du XIXème siècle avec, pour beaucoup, des surprises quand à sa supériorité incontestable dès le début du véhicule motorisé et tué dans l’œuf par des intérêts déjà prometteurs pour les premiers magnats de l’or noir, autant l’histoire du véhicule hybride est encore plus confidentielle et enterrée inconsciemment, voire noyée par la dominante voiture thermique classique. Mais nous allons tenter de vous dévoiler un peu ses secrets à travers une petite série d’article sur ces tentatives passées d’associer la fée électricité et le pétrole obscur (le plus souvent)… Back To The Hybrid !!! 

Après avoir évoqué, dans notre premier épisode, la Stir-Lec I de General Motors, hybride audacieuse mêlant électricité et « gaz chaud » (moteur Stirling), découvrons maintenant une version rechargeable que GM a aussi développée à la fin des années 60 : la XP-883. 

Sur une base de Chevrolet Vega / Ford Pinto (alors en phase de commercialisation), cette hybride rechargeable reposait sur un court châssis en fibre de verre. Avec seulement deux portes et un hayon, elle pouvait accueillir 2 adultes et 2 enfants, qui été assis dos à la route en prenant place via le hayon. (Ce qui rappelle de très très loin les places optionnelles de la Tesla Model S…) 

XP883

Venons-en à ce qui nous intéresse, la motorisation ;)
Contrairement à sa sœur de l’époque (Stir-Lec I), les batteries étaient placées entre les roues arrières (à suspensions indépendantes) et n’étaient qu’au nombre de 6 alors que tout le reste de la motorisation se trouvait à l’avant et donc faisait de cette hybride une traction encore une fois à l’inverse de sa sœur. 

XP883motor

Le moteur électrique et le petit bi-cylindre à plat essence de 35ci (573cc) se partageaient donc la place sous capot accompagnés de la gestion électronique et de la transmission.
Le moteur électrique était associé à une transmission à train épicycloïdal (tient donc, la Volt aussi) tandis que le moteur thermique avait droit à une transmission de type « worm gear », c’est-à-dire sur le principe de la « vis sans fin » (exemple ci-dessous). Les deux systèmes étaient connectés en parallèle au différentiel avant. 

XP883worm

Dans le principe, le véhicule possédait deux modes : Le premier tout électrique pour un usage urbain faible vitesse (pas de chiffres d’autonomie et de vitesse maxi) et le second, hybride, qui permettait jusqu’à 10 mph (16km/h), de rouler électrique et de passer à l’essence au-delà.
Dans ce second mode, les deux moteurs fournissent leur énergie motrice aux roues et le moteur thermique pouvait également recharger les batteries grâce à un alternateur. 

Comme vous l’avez lu plus haut, il s’agissait d’une hybride rechargeable qui pouvait être branchée sur une borne standard 115 Volts.
Niveau performance enfin, elle pouvait « abattre » le 0 à 40 mph (64km/h) en 12 secondes et le 0 à 60 mph (100km/h) en… 28 secondes, comme une Citroën 2cv :D (Comparaison faite à l’époque). 

Nul doute que la Volt a hérité de certaines idées issues de ce prototype qui resta malheureusement à ce stade. 

 TO BE CONTINUED... (A SUIVRE…) :)

Sources : Wikipedia, Google Book

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